|
| |||||||||||||
|
Moi c'est Niang! Mais vous, vous êtes qui putain? Ecrit par Scotch le 21/02/10
Le 13 octobre 1979 est une date qui vous est sans doute étrangère. Et pourtant, elle nous est importante et prend en ce jour tout son symbole. C’est le jour où est née une étoile olympienne sur une terre africaine toujours aussi fertile en talents : Mamadou Niang. Cette étoile, je le dis sans honte aujourd’hui comme hier, est celle qui à mon sens a le plus éclairé notre clubs ces 10 dernières années. Nous avons connu des comètes qui ont inondé nos cœurs de lumière le temps d’un éclair (Drogba, Ribéry), d’autres qui songeaient déjà à d’autres univers (Nasri) mais aussi et surtout une quantité de (dés)astres en tout genre. Mais Doudou est bien plus que tout ça. Doudou c’est le symbole de l’OM des années 2000, un joueur qui tient la planète olympienne à bout de pied depuis des années, le capitaine qui empêche sans cesse le navire marseillais de sombrer, le lion de la Teranga, insaisissable devant les cages, qui rugit à plein poumons pour réveiller le stade. Un battant Pourtant, le fabuleux destin de Mamadou mon poulain reste marquée à jamais par le sceau de l’infortune. Celle qui vous forge un homme de valeur, un battant, un brave : celle des spartiates antiques ou des Diego contemporains. Formé au Havre, Doudou est foutu à la porte sous le signe de l’infamie, accusé (à tort) d’avoir volé l’un de ses coéquipiers. Là où beaucoup auraient abandonné, le dos voûté par une pression si précoce, les épaules trop étriquées pour supporter le poids des responsabilités, Doudou décide de se battre et de rebondir en DH. Cette décision, ce n’est pas seulement les supporters marseillais que nous sommes qui l’en remercions, mais le monde du football dans son ensemble. Car le diamant brut sera à nouveau extrait de la sombre mine de l’oubli pour bientôt baiser la main du bonheur. Après des expositions remarquées dans les vitrines troyenne, messine et strasbourgeoise, notre bijou rejoint très vite la joaillerie marseillaise bien décidée à reconquérir du trophée. Nous sommes le 2 juillet 2005. Cette date vous est sans doute étrangère également. Et pourtant, elle marque les débuts de notre poulain sénégalais à Marseille. Encore une fois, Doudou doit se battre avec les chimères voraces du prompt jugement. Sa première année chez nous est en effet assez difficile et l’on sent planer au dessus du Vél’ le spectre indolent d’Ibrahima Bakayoko. Mais Doudou tient le coup, travaille, fait suer son front et bientôt ceux des défenseurs adverses. Il termine meilleur buteur de club cette même année, retrouve la confiance et une notoriété tant méritée. L’aigle prend son envol et va bientôt clouer le bec des vautours alentours. Un fidèle 3 ans passent et alors qu’ils se ressemblent pour un OM toujours privé de titres, la carrière de Doudou continue son échappée vers les sommets. Elle change en même temps que son statut : Niang devient capitaine, plante des buts à toutes les défenses européennes et fait taire nos rivaux historique. Paris, Bordeaux, Lyon ont en commun la haine viscérale que nous leur réservons et le fait d’avoir subit des belles saillies sénégalaises administrées par notre Doudou tant chéri. Les grands rendez-vous, Niang les manquent rarement et les jouent aussi bien avec les pieds qu’avec le cœur. En 3 ans, il gagne le respect et l’admiration de tous : le maillot olympien lui colle à la peau, nous l’avons dans la nôtre. L’année dernière, l’OM fait sa saison la plus aboutie depuis 5 ans. Niang aussi. Et alors que les phares des côtes étrangères lui indiquent une voie dorée, Doudou choisit de rester à l’OM, parmi les siens. Une fidélité exemplaire et si rare à son niveau dans un monde footballistique rongé par la cupidité et la versatilité capricieuse des starlettes en longues chaussettes. Marseille la radieuse sourit et brille de milles feux : son éclat le plus étincelant reste à quai. Une légende 21 février 2010. Encore une date que l’on oubliera sans doute bien vite. En revanche, tous ici se rappelleront de l’homme qui a marqué cette journée : Mamadou Niang. En grand capitaine, en attaquant salvateur, Doudou inscrit son premier triplé marseillais en championnat et sort sous les hommages vrombissants du Vélodrome. Des hommages que nous lui rendons chaque saison toujours un peu plus, car Doudou is still there and will never give up the fight ! Alors oui bien sûr, il y a le Doudou qui croque de temps à autres, celui qui chiale au moindre contact ou la moindre non passe, celui qui se met en hibernation pendant l’hiver mais il ne s’agit ici que de minuscules facettes du diamant qui, s’il elles desservent le joueur, construisent l’homme et bâtissent bientôt la légende. Parce qu’il représente le football des passionnés qui refusent l’échec Parce qu’il marque les esprits et les cœurs marseillais Parce qu’il est notre porte drapeau le plus solide Doudou mérite d’être cette légende olympienne. Les stats le mettent en 8ème position des buteurs olympiens. Pour moi comme pour beaucoup, Mamadou Niang est aujourd’hui le premier de la décennie. « I Love You Doudou », tout est dit ! * SoFoot n° 51 : « Moi, je suis Zlatan Ibrahimovic ! Mais vous, vous êtes qui putain ?! » ... article consulté à 2312 reprises.
|
|
|
|||||||||||