Un jour, une chèvre: Olivier Monterubio
Ecrit par Mars Ultor le 02/08/09

A la manière de mon collègue Suétone, je m'apprête à collecter des informations sur XII de nos biquettes nationales et assimilées. Vous constaterez que leur rapport avec l'Olympique de Marseille est plus que fluctuant... Aujourd'hui, Olivier Monterrubio (1), l'homme qui ne voulait tellement pas être le nouveau Raynald Pedros qu'il faillit bien devenir le nouveau Frederic Meyrieu. Récit, analyse et explication...

8 août 1976:
Naissance du petit Olivier. Il pesait 2.8 kg mais on s'en fout... Ses parents, en vacances à La Ciotat ont été surpris de sentir les premières contractions avec six semaines d'avance, le 5 au matin. Pourtant, arrivés à la maternité, les médecins, perplexes, leur annonce que l'accouchement ne semble pas être pour tout de suite... Ils repartent donc trois jours plus tard... L'enfant choisira de naître dans l'Opel Ascona familiale, une fois arrivé au niveau de Gaillac (81)... Ses premières paroles, 2 ans plus tard, furent pour son père: "J'aurais pu naître à la Timonne, mais ça ne correspondait pas à ma mentalité...".

23 mars 1988:
Madame Josselin, professeur de Français des 5e B du collège Vito Corleone d'Agen, témoigne devant le rectorat du Tarn-et-Garonne:
" Je ne comprends toujours pas ce qui s'est passé. L'entrée en classe s'était très bien passé, ils étaient tous calmes, assis, pour une fois... Et là j'ai dit que lors de cette séance, nous allions étudier un passage de "LA gloire de mon père". Tout est alors parti en quenotte... Le petit Monterrubio a sorti une grenade quadrillée et une mitrailleuse AK 47, et l'a pointé sur l'ensemble de la classe en disant que non, non, ce n'etait pas possible, qu'on allait plutot faire du Maupassant parce que là, Pagnol, ça ne correspondait pas à sa mentalité."

16 juillet 1990:
Au camping de la vieille pachole de LA Grande Motte (34), une bande de préados préparent, à l'insu de leur parents, leur première grande manifestation d'ivresse alcoolique. Le jeune Olivier porte sa préférence vers de l'hydromelle et du Gros Plant, car l'inverse de ses camarades, il ne veut pas consommer de l'anisette. Cela ne correspond pas à sa mentalité.

De 1996 à nos jours:
Trainant sa gueule d'ange et son talent éblouissant sur tous les terrains d'europe, il impressionne par ses qualités hors du commun. A l'été 98, le FC Nantes, son club formateur refuse une offre du Real de 180 MF pour son jeune prodige. Lui préfère rester fidèle à son club de coeur. Apres avoir tout gagné avec Nantes (Championnat, Coupe, mais aussi Champions League et Coupe Intercontinentale), il cède aux sirènes de la Dream team du voisin Rennais, rejoindre des joueurs au talent reconnu internationalement comme Olivier Sorlin, Eric Durand, Toifilou Maoulida, Severino Lucas, Mario Hector Turdo, les brésiliens Fabiano, Vander et Cesar. Les supporters comptent sur lui pour faire oublier le météore El Hadji Diouf, parti rejoindre les rangs du Real Madrid de Lens. Mais la greffe ne prend pas. Lui, l'ancien Nantais, n'est jamais accepté par le public Rennais. Au mercato d'hiver 2006/2007, il est poussé vers la sortie par l'arrivée de l'immense espoir du football européen Olivier Thomert. Il s'impose à Lens, mais l'arrivée de Kanga Akalé prouve qu'on ne lui fait pas confiance, à lui l'ancien triple ballon d'or "Loire Atlantique Football".

été 2008:
Alors que Marseille lui fait un pont d'or et qu'il est la priorité affichée de longue date d'Eric Gerets mais aussi de Pape Diouf, José Anigo, Jean-Fifi Durant et de l'ensemble de la cellule de recrutement du club, alors qu' RLD lui même se serait prononcé pour son arrivée dans la presse économique (ce qui eu pour effet de booster les actions 9 Telecom et Direct Energie), alors que certains supporters se cotisent pour financer son arrivée (le fameux "Monterubiothon"), Olivier préfère rejoindre l'ambitieuse équipe du FC Sion et ainsi découvrir le haut niveau du championnat suisse. En effet, que représente la perspective de jouer la C1 face à la possibilité d'enrichir son palmarès et d'apprendre aux côtés de vedettes telles que Stéphane Sarni, Bastien Geiger, Didier Crettenand, Damien Germanier et autres Florian Berisha, Arnaud Buhler, etc...?

Beaux joueurs, nous, marseillais, souhaitons tout de même bon vent à Olivier dans sa nouvelle équipe, le FC Lorient, et nous nous consolons avec l'arrivée de Lucho Gonzales...

Mars Ultor, bête et méchant

(1) Cette article est évidemment ironique et humoristique. L'historique de la vie de joueur est faux à 90%. Il s'agit ici de rebondir sur les propos tenus en 2008 par le Tarnais: "J'aurais pu signer à l'OM, mais cela ne correspond pas à ma mentalité" (http://www.lenouvelliste.ch/fr/news/spo ... s_12-96941). Je ne vois pas l'interêt d'une telle déclaration, et me pose des questions sur les préjugés que ces propos sous-tendent.
Moins sérieusement, j'imagine aisément Cédric Chelle, passé la même année de Lens à Valenciennes, déclarer: "Je n'ai pas signé au Bayern, j'aime pas ce club"....

article consulté à 1999 reprises.



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